Rencontre avec Jón Kalman Stefánsson à Colombelles (14)

Rencontre avec Jón Kalman Stefánsson à Colombelles (14)
Auteur de la trilogie : Entre ciel et terre, La Tristesse des anges, Le Cœur de l’homme et de D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds et À la mesure de l’univers
Samedi 25 novembre de 10h30 à 12h
ENTREE LIBRE sur réservation
mediatheque@colombelles.fr
02 31 72 27 46
•  Médiathèque Le Phénix
10 rue Elsa Triolet
14460 Colombelles

Boréales de Caen 2017 : Liste des auteurs confirmés

Ce sera tout d’abord une vague islandaise qui arrivera sur la Normandie avec pas moins de sept auteurs parmi lesquels, les habitués du festival Auður Ava Ólafsdóttir (Le rouge vif de la rhubarbe [Zulma, 2016] et nouveauté à paraître en septembre 2017) et Jón Kalman Stefánsson (À la mesure de l’univers [Gallimard, 2017]) accompagnés de Sjón (Le garçon qui n’existait pas [Rivages, 2016]), Steinunn Jóhannesdóttir (L’esclave islandaise [Gaïa, 2017]), Ragnar Helgi Ólafsson (Lettre du Bouthan [Passage(s), 2017]), Lilja Sigurðardóttir (Piégée [Métailié, 2017]) et Ragnar Jónasson (Mörk [La Martinière, 2017]).

 

En plus des auteurs islandais, les festivaliers pourront venir écouter les suédois Katarina Mazetti (Petites histoires pour futurs et ex-divorcés [Gaïa, 2017]), Mikael Bergstrand (Le gourou de la Baltique [Gaïa, 2016]) et Sara Stridsberg (Beckomberga – Ode à ma famille [Gallimard, 2016]) pour un débat avec l’islandais Sjón autour du Grand prix de littérature du Conseil Nordique dont ils sont tous deux lauréats.

 

Enfin l’auteur jeunesse finlandais Timo Parvela (Moi & ma super bande : chouette, des Olympiades ! [Nathan, 2017]) nous fera le plaisir d’être aux Boréales pour des rencontres en région, tout comme l’illustrateur danois Terkel Risbjerg (Perceval [Le Lombard, 2016], scénariste : Anne-Caroline Pandolfo]).

Jón Kalman Stefánsson à la librairie Millepages à Vincennes (94)

D'ailleurs

Conversation avec Jón Kalman Stefánsson, le grand écrivain islandais qui publie « D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds » aux éditions Gallimard, traduit par Eric Boury.

Le 22 septembre à 19h30

91 rue de Fontenay

Vincennes

01 43 28 04 15

http://www.millepages.fr/

Rencontre avec l’écrivain islandais Jon Kalman Stefansson 18 septembre

D'ailleursLa librairie Atout-Livre, dans le 12e arrondissement, invite Jon Kalman Stefansson qui viendra évoquer son tout dernier roman « D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds » (paru chez Gallimard et traduit par Éric Boury) le vendredi 18 septembre à 19h30. Une belle soirée en perspective pour celles et ceux d’entre vous qui voudraient rencontrer en vrai cet auteur et lui poser des questions.

JKS

Vendredi 18 septembre 2015 à 19h30 Librairie Atout-Livre 203 bis Avenue Daumesnil

75012 Paris Métro le plus proche : Daumesnil (lignes 06 et 08)

PS : si vous parlez islandais et souhaitez servir d’interprète (plutôt que cela se passe en anglais traduit en français) vous pouvez contacter Nathalène, de la librairie : nathalene@atoutlivre.com (aucune rémunération mais le plaisir de parler directement avec l’auteur).

 

 

D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds

D'ailleursD’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds
Titre original : Fiskarnir hafa enga foetur
De Jón Kalman Stefánsson
Traduit de l’islandais par Éric Boury
Collection Du monde entier, Gallimard
Parution : 20-08-2015
448 pages
22.50€

Elle est plus belle que tout ce qu’il a pu voir et rêver jusque-là, à cet instant, il ne se souvient de rien qui puisse soutenir la comparaison, sans doute devrait-il couper court à tout ça, faire preuve d’un peu de courage et de virilité, pourtant il ne fait rien, comme s’il se débattait avec un ennemi plus grand que lui, plus fort aussi, c’est insupportable, il serre à nouveau les poings, récitant inconsciemment son poème d’amour. Elle s’en rend compte et lui dit, si je dénoue mes cheveux, alors tu sauras que je suis nue sous ma robe, alors tu sauras que je t’aime.»
Ari regarde le diplôme d’honneur décerné à son grand-père, le célèbre capitaine et armateur Oddur, alors que son avion entame sa descente vers l’aéroport de Keflavík. Son père lui a fait parvenir un colis plein de souvenirs qui le poussent à quitter sa maison d’édition danoise pour rentrer en Islande. Mais s’il ne le sait pas encore, c’est vers sa mémoire qu’Ari se dirige, la mémoire de ses grands-parents et de leur vie de pêcheurs du Norðfjörður, de son enfance à Keflavík, dans cette ville «qui n’existe pas», et vers le souvenir de sa mère décédée.

Jón Kalman Stefánsson entremêle trois époques et trois générations qui condensent un siècle d’histoire islandaise. Lorsque Ari atterrit, il foule la terre de ses ancêtres mais aussi de ses propres enfants, une terre que Stefánsson peuple de personnages merveilleux, de figures marquées par le sel marin autant que par la lyre. Ari l’ancien poète bien sûr, mais aussi sa grand-mère Margrét, que certains déclareront démente au moment où d’autres céderont devant ses cheveux dénoués. Et c’est précisément à ce croisement de la folie et de l’érotisme que la plume de Jón Kalman Stefánsson nous saisit, avec simplicité, de toute sa beauté.