L’Islande sur France5 le 5 décembre à 21h45

L’Islande sur France5 le 5 décembre à 21h45
Dans cette série documentaire, la glaciologue Heïdi Sevestre part à la rencontre des populations qui ont su apprivoiser les terres les plus hostiles de la planète. Comment ont-elles appris à surmonter les contraintes naturelles ? Direction le Chili, à 20 h 50, puis cap sur l’Islande, l’île la plus septentrionale du monde, à 21 h 45.
« Ce qui me fascine chez les Islandais, c’est leur capacité à affronter des dangers qui feraient fuir la plupart des gens. On voit chez eux l’une des plus belles qualités de l’être humain : sa faculté à inventer des technologies pour faire face aux forces de la nature », souligne Heïdi Sevestre. Cette glaciologue originaire des Alpes, qui parcourt le monde pour observer comment des hommes et des femmes se sont adaptés à des environnements hostiles, grâce à la science. Et en Islande, ils « semblent stimulés par la difficulté ».
Sortie de la mer il y a 20 millions d’années, l’île est à cheval sur deux plaques tectoniques – eurasienne et nord-américaine – qui s’écartent. Sur cette terre jeune et mouvante, la glace et le feu se livrent un combat acharné. Avec 130 volcans actifs sur leur territoire, dont 12 % est couvert de glaciers, les Islandais ont appris à vivre avec une menace permanente. Géophysiciens, volcanologues et glaciologues tentent d’anticiper les éruptions, mais aussi l’apparition des raz-de-marée glaciaires, qui se produisent lorsqu’un volcan entre en éruption sous un glacier, entraînant une violente crue. Pour surveiller l’activité sismique, des scientifiques se relaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Entre vingt et cent séismes sont chaque jour enregistrés sur l’île.
Face aux nombreux risques naturels, les habitants de cette terre de contrastes ont trouvé des solutions innovantes, comme la construction de digues de déviation pour protéger les villages des avalanches dans la région de Vestfirðir. Lors de l’éruption du volcan d’Heimaey dans l’archipel des Vestmann, en 1973, des ingénieurs ont mis en place un important dispositif d’arrosage du front de la coulée afin de sauver le port. Loin de s’arrêter là, les Islandais ont aussi su tirer profit des ressources naturelles. Des turbines, alimentées par les précipitations et la fonte des glaces, assurent 70 % de la production d’électricité du pays. Les 30 % restants proviennent de la géothermie. Ce procédé permet de chauffer également des serres dans lesquelles poussent tomates, poivrons, salades… et même quelques bananes. Pour le plus grand bonheur des Islandais, qui n’oublient pas pour autant que, sur cette île toujours en formation, la nature reste la maîtresse des lieux.
Amandine Deroubaix

Samedi 5 novembre Arte « Islande, fous de foot de boue »

Samedi 5 novembre Arte à 20h 

Dans le nord-ouest de l’Islande, le village reculé d’ Ísafjörður (deux mille six cents âmes) rêve de remporter, comme l’année dernière, le championnat national de foot de boue. Avant ce sacre, aucun Islandais n’aurait cru le club local, le FC Kareoki, capable d’un tel exploit. Il lui faut maintenant défendre son titre. Même si les joueurs ne sont plus tout jeunes, ils continuent de se vautrer régulièrement et joyeusement dans la gadoue – sur un champ labouré et copieusement inondé à cette fin. Même s’ils touchent leurs limites physiques, ils n’ont qu’une idée en tête : marquer des buts ! Défoulement et montée d’adrénaline garantis