Dimanche 20 mars à 16h au cinéma La Rotonde d’Étampes.
6,80 euros l’entrée + pot pour discuter avec des gens passionnés.
EXPOSITION. Dans les mailles du filet : la grande saga de la pêche à la morue
Le musée de la marine consacre une exposition à la pêche à la morue, cette épopée humaine qui dura près de 500 ans.
LOTI. Mythique depuis que l’écrivain Pierre Loti en fit le thème de son roman Pêcheur d’Islande, la saga de la pêche à la morue méritait bien une exposition. C’est d’abord une épopée humaine que nous conte le musée de la Marine. A partir du 15e siècle et durant près de 500 ans, des milliers d’hommes s’embarquèrent chaque année pour des campagnes à hauts risques. Six mois au large de Terre Neuve ou d’Islande. Mais qu’importe le danger, la pêche était abondante ! Gadus morhua pouvait peser jusqu’à 90 kg et le 19e siècle fut l’âge d’or de sa pêche. Les peintres (Paul Signac) puis les photographes (Willy Ronis) s’emparèrent du sujet magnifiant les départs des bateaux, les séparations, les retrouvailles, transformant les pêcheurs et leur famille en figures populaires dramatiques.
A l’aide de maquettes, de reconstitutions et d’animations, « Dans les mailles du filet » retrace les grandes étapes de cette pêche errante qui se pratiquait en suivant les bancs de poisson, en utilisant des chaloupes puis des doris, bateaux à fond plat plus manœuvrables. Deux hommes y pêchaient à la ligne dérivante. A bord du navire, l’équipage préparait le poisson avant de l’envoyer en cale où il était salé. Après la guerre, les chalutiers à moteur remplacèrent les voiliers, eux-mêmes supplantés à la fin des années 60 par des bateaux usines.
L’aventure s’est mal terminée pour les poissons, et par conséquent pour les pêcheurs. La deuxième partie de l’exposition sonne l’alarme avec des témoignages vidéo de scientifiques et des animations. Victime de la surpêche, la morue a quasiment disparu de l’Atlantique nord-ouest. En 1992, le gouvernement canadien a imposé un moratoire puis une interdiction de pêche, les morues capturées n’atteignant plus que trois à six kilos. Aujourd’hui, les stocks ne se sont toujours pas reconstitués.
Rendez-vous au Musée national de la Marine, 17 place du Trocadéro, jusqu’au 26 juin 2016.
Rens. : 01.53.65.69.53.
BANG GANG EN CONCERT LE 24 FÉVRIER
Bang-Gang, Shorebilly et My Broken Frame seront en concert le 24 février à Paris.
Petit Bain
7 Port de la Gare
75013 Paris
https://www.facebook.com/events/1659554797663015/
Iceland Airwaves Music Festival renouvelle son partenariat avec Air d’Islande ! Venez découvrir le groupe Tófa (réunion des membres de For a Minor Reflection et Rökkurró), Kristín Anna, et son nouveau projet rodé avec l’artiste contemporain Ragnar Kjartansson. Enfin, Berndsen viendra clôturer cette soirée avec l’énergie qu’on lui connait !
infos : www.polarfestival.com
Samedi 9 avril 2016 20h
Point Éphémère
200 Quai de Valmy 75010 Paris
A ciel ouvert : Islande, Reykjavik France5
Mardi 23 Février 2016
13h35 – 13h45 (Durée : 10 min)
A ciel ouvert : Islande, Reykjavik
Le 1er mars, ouvrira le premier restaurant islandais de la chaîne Lemon à Paris, rue des Petits Carreaux dans la zone piétonne de la rue Montorgueil.
http://www.mbl.is/vidskipti/frettir/2016/01/15/opnar_lemon_i_paris/

Le lagon noir de Arnaldur Indriðason
Sortie le 3 mars
Reykjavik, 1979. Le corps d‘un homme est repêché dans ce qui va devenir le lagon bleu. Il s’agit d’un ingénieur employé à la base américaine de l’aéroport de Keflavik. Dans l’atmosphère de la guerre froide, l’attention de la police s’oriente vers de mystérieux vols effectués entre le Groenland et l’Islande. Les autorités américaines ne sont pas prêtes à coopérer et font même tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher la police islandaise de faire son travail. Dans un climat de tension, conscients des risques qu’ils prennent, Erlendur et Marion Briem poursuivent leur enquête avec l’aide d’une jeune femme noire, officier de la base.
Le jeune inspecteur Erlendur vient d’entrer à la brigade d’enquêtes criminelles, il est curieux, passionné par son métier, soucieux des autres, mais il ne cache pas son opposition à la présence américaine sur le sol islandais.
En parallèle, il travaille sur une vieille affaire non résolue. Une jeune fille disparue sur le chemin de l’école quarante ans plus tôt, à l’époque où la modernité arrivait clandestinement dans l’île, portée par les disques de rock et les jeans venus de la base américaine.
Indridason construit un univers particulier, une atmosphère pénétrante et sans nostalgie, un personnage littéraire de plus en plus complexe, et le roman noir, efficace, est transformé par la littérature.

Exposition de photos d’Islande à Mulhouse du 26 février au 7 mai.
Plus d’informations sur le photographe Michel Handschumacher sur son site : http://www.michel-handschumacher-photographie.com/sets/collections/
Les artisans du son
44 rue de l’Arsenal
68100 MULHOUSE
Vernissage 26 février 18h
Miracle à l’islandaise: à Reykjavik, le taux de chômage est tombé à 1,9%
L’information n’a pas fait la Une : «L’Islande a retrouvé son niveau de chômage d’avant la crise.» Un résultat impressionnant pour la petite île indépendante qui a connu l’une des pires crises économiques d’Europe. Depuis sa faillite retentissante en 2008, l’Islande et ses quelque 320.000 habitants ont réussi un retournement économique impressionnant. Avec quelles recettes?
Le chômage en Islande est désormais de 1,9%, selon les chiffres officiels, le taux le plus bas depuis 2007. En 2007, le taux de chômage était de 1,3%… Au plus fort de la crise, survenue en 2008, le chômage avait dépassé les 10% (avec des pointes à 12%).
Pourtant, la crise islandaise a été un vrai tsunami pour cette île. «Peu de pays, voire aucun, avaient vécu une débâcle économique aussi catastrophique», notait le FMI à son propos.
Ce petit miracle à l’islandaise s’explique. Selon le Premier ministre, «nous n’aurions pu sortir de la crise si nous avions été membre de l’Union européenne», avait-il dit en novembre 2015. Sigmundur Davíð Gunnlaugsson avait même été plus loin en affirmant que ne pas être membre de la zone euro avait été une chance pour l’Islande: «Si toutes ces dettes avaient été en euros, et si nous avions été obligés de faire la même chose que l’Irlande ou la Grèce et de prendre la responsabilité des dettes des banques en faillite, cela aurait été catastrophique pour nous sur le plan économique.»

Comparaison chômage Islande-Irlande entre 2005 et 2014 (source Alterécoplus) © alterecoplus
Pourtant l’Islande revient de loin. Le pays a connu une crise beaucoup plus violente que les autres pays européens du fait de la démesure de son système financier lors de l’éclatement de la crise des subprimes. Mais face à une telle situation, l’Islande a pris des mesures très différentes des autres pays européens, quitte à provoquer de vives tensions avec certains d’entre eux (leurs avoirs n’ayant pas été remboursés à la suite d’un référendum en Islande). «A la différence des autres pays heurtés par la crise, l’Islande a laissé ses banques faire faillite, ne préservant que les comptes des ménages résidents. Les étrangers qui avaient placé leur argent dans les banques du pays ont tout perdu lorsque ces banques ont fait faillite. Ailleurs, dans le reste de l’Europe, de nombreuses banques ont été nationalisées car il n’était pas concevable qu’elles puissent faire faillite», rappelait l’Express en 2015.
Le pays a mené une politique mêlant contrôle des capitaux (une idée mal vue en Europe), austérité budgétaire mais aussi hausse des impôts et surtout dévaluation importante de sa monnaie (60%) qui a entraîné une importante inflation, aujourd’hui maîtrisée… et une reprise de la croissance. Résultat, Reykjavik n’a pas sacrifié sa politique sociale et le FMI a été totalement remboursé de ses avances financières. Cette politique a fonctionné, moins d’entreprises ont fait faillite et il n’y a pas eu d’exode des jeunes comme au Portugal, Espagne ou Irlande.
De nombreux économistes font le parallèle avec le cas grec qui est toujours noyé dans sa dette et l’empilement des plans d’austérité. Mais les deux pays sont loin d’être semblables. La Grèce est enfermée dans les règles de la zone euro alors que l’Islande est libre de ses règles et de sa monnaie. Et a même décidé de ne plus demander son adhésion à l’Europe.
De plus, l’Islande a profité des capitaux qu’elle détenait du fait de l’énormité de son système bancaire, bloqués par le contrôle des changes. En conclusion de son rapport sur l’Islande, le FMI le reconnaît le côté peu orthodoxe de la reprise islandaise: «Cet ensemble éclectique de mesures a été efficace dans le cas de l’Islande, mais il n’est pas du tout certain que les enseignements à en tirer soient transposables ailleurs, y compris dans la zone euro en crise.»
En tout cas, l’Islande est devenue un exemple pour ceux qui critiquent l’intégration autour de l’euro. Avec raison ?
http://geopolis.francetvinfo.fr/miracle-a-l-islandaise-a-reykjavik-le-taux-de-chomage-est-tombe-a-19-95935
https://www.facebook.com/ambassadedislande/posts/1022883054434736