Expo Erró à Paris

Expo Erró à Paris

 

Du 14 septembre au 19 octobre Galerie Louis Carré & Cie 10, avenue de Messine,

75008 Paris

 

À partir du 14 septembre, la galerie Louis Carré & Cie présente une quinzaine de peintures en noir et blanc d’Erró. Habitués à des peintures très colorées, peu de gens le relient à des œuvres en noir et blanc. Au cours de sa longue carrière, Erró a pourtant réalisé quelques peintures en noir et blanc, dont certaines de très grandes dimensions. Cette série s’inscrit comme un prolongement de sa quête d’expérimentation unique, pour marquer son langage, pour accentuer les contrastes, pour ciseler l’image.

 

Guðmundur Guðmundsson – qui prendra plus tard le pseudonyme d’Erró – naît en 1932 à Ólafsvík, dans le nord-ouest de l’Islande. Admis à l’école des Beaux-Arts de Reykjavík en septembre 1949, il obtient le diplôme de professeur d’art au printemps 1951. En 1952, il se rend en Norvège où il étudie la gravure, la fresque et la peinture à l’académie à Oslo. Sa première exposition personnelle a lieu en 1955 à Florence, galleria Santa Trinità. En 1958, il se fixe à Paris où son travail est révélé dans le cadre de la Figuration narrative.

Au cours de ses voyages à travers le monde entier, Erró collecte des images (publicités, photos d’actualité, bandes dessinées, affiches, documents politiques) qui sont sa source d’inspiration. Il les choisit, les assemble, les accumule selon son bon plaisir – toujours avec humour, parfois avec angoisse et violence – sur les toiles pour former des tableaux qui sont autant à lire qu’à voir. La peinture est un lieu d’expérimentation, où il peut faire du vieux avec du neuf. Elle est la forme privée de l’utopie, le plaisir de contredire, le bonheur d’être seul contre tous, la joie de provoquer. Il révèle et dénonce les aberrations de notre société : consommation dirigée, érotisme mercantile, révolutions, américanisation de l’existence…

Dans certaines de ses compositions, il insère habilement des personnages de toiles de Ingres, Delacroix, Léger ou Picasso, lesquels se retrouvent cohabitant avec des stars du cinéma, des hommes politiques ou des héros de bandes dessinées.

Souvent, il travaille par séries : cycles chinois, politiques, érotiques.

J’ai besoin de matériel efficace et, au cours de mes voyages, je fouille partout chez les soldeurs de livres, dans les kiosques. J’accumule une quantité énorme de matériel, et lorsque j’ai réuni beaucoup d’images se rapportant à un thème, c’est signe de commencer une série. Le processus consiste ensuite à sélectionner les images, à les “marier” ensemble pour en faire des collages, puis des tableaux.

En juin 2001, la Collection Erró du musée de la Ville de Reykjavík est présentée au public dans son nouveau cadre à Hafnbarhúsid à la faveur d’une grande rétrospective.

De très nombreuses expositions sont consacrées à son œuvre tant en France qu’à l’étranger. Plusieurs rétrospectives lui ont été dédiées : en 1985 au musée d’art moderne de la Ville de Paris et en 1999 à la galerie nationale du Jeu de Paume. En 2005, le Musée d’art moderne et contemporain de Palma de Majorque ainsi que le Mannheimer Kunstverein présentent une exposition rétrospective (1958- 2004) puis l’IVAM à Valence et l’Alcalá 31 à Madrid en 2006.

© Galerie Louis Carré & Cie http://www.louiscarre.fr/expositions/erro-svart-og-hvitt

 

Exposition ERRÓ à Paris du 17 mars au 29 avril

ERRÓ – Les grands Maîtres

Exposition du 17 mars au 29 avril

Galerie Louis Carré & Cie

10, avenue Messine, Paris 8ème

Peintres du Moyen Âge, du siècle d’or, fauves, surréalistes, maîtres du cubisme… Tous hantent son monde. […] Car, pour Erró, l’histoire de l’art n’est pas un livre illustré qui prendrait soigneusement la poussière dans une bibliothèque. L’histoire de l’art constitue ce réservoir intarissable, un trésor inestimable, de représentations toujours d’actualité, dont il use et abuse dans ses compositions – tant en collage qu’en peinture. Le goût pour le patrimoine artistique d’Erró revêt bien souvent les lignes de visages : ceux de Picasso, de Matisse ou encore de Fernand Léger… Leurs faciès peuplent les immenses cascades panoramiques du géant islandais.

Erró aime inlassablement revenir à Picasso. Comme l’Espagnol, l’Islandais « fragmente les images qu’il aime ; les déplace et réunit les fragments. Il les fait entrer, parfois en les bousculant, dans son propre univers » (Erró sur Picasso). Quand le maître du cubisme n’est pas directement le sujet de vastes panoramas, il est l’invité de nombreuses toiles.

 

Du 17 mars au 29 avril, reviennent sur les cimaises de la galerie, comme un clin d’œil, les ombres de Picasso et de Léger, deux grands Maîtres exposés par Louis Carré dans les années 50, sur ces mêmes cimaises.

Extraits de « Tous embrigadés au service de l’artiste » par Malika Bauwens (in Erró au MAC Lyon, Beaux-Arts hors-série, septembre 2014)

© ERRÓ- Le déjeuner au Clown, 2013. Galerie Louis Carré & Cie

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