Icelandair s’offre le Vatnajökull pour ses 80 ans

La compagnie aérienne transatlantique transforme un Boeing 757-200 entier en une oeuvre d’art volante inspirée par la plus grande masse glaciaire d’Europe
Icelandair garantit la vue époustouflante des glaciers islandais aux passagers du monde entier avec son nouvel avion Vatnajökull
L’avion Vatnajökull arbore une magnifique image peinte à la main du glacier duquel il tire son nom, et comprend également une décoration intérieure sur le thème de ce glacier spectaculaire
Le Vatnajökull est considéré comme l’une des sept merveilles naturelles d’Europe et constitue la plus grande masse glaciaire d’Europe, couvrant une superficie de plus de 8 000 km² L’avion Vatnajökull démontre l’engagement d’Icelandair à inspirer ses passagers et à leur offrir des expériences uniques, en s’assurant qu’ils apprécient le voyage autant que la destination L’avion Vatnajökull rejoint la flotte d’Icelandair en faisant des apparitions dans l’ensemble de son réseau et en volant au-dessus de l’océan Atlantique tous les jours.
La compagnie aérienne transatlantique Icelandair s’apprête à ajouter un brin de grandeur dans le ciel avec le lancement de son avion inspiré par le glacier Vatnajökull. L’avion Vatnajökull fait partie de la flotte transatlantique d’Icelandair, offrant aux passagers une expérience garantie du glacier Vatnajökull.
(Photo: http://mma.prnewswire.com/media/511216/Icelandair_Vatnajokul_1.jpg )
(Photo: http://mma.prnewswire.com/media/511217/Icelandair_Vatnajokul_2.jpg )
(Photo: http://mma.prnewswire.com/media/511218/Icelandair_Vatnajokull_Plane_Interior.jpg )
(Photo: http://mma.prnewswire.com/media/511326/Icelandair_Boeing_757_200_Livery_1.jpg )
(Photo: http://mma.prnewswire.com/media/511327/Icelandair_Boeing_757_200_Livery_2.jpg )
Tous les avions d’Icelandair tirent leur nom de volcans islandais et cette livrée spéciale rejoint l’Hekla Aurora, créé en 2015 et inspiré par les aurores boréales.
Ainsi, lorsque vous emprunterez une ligne transatlantique ou ferez une escale, vous pourrez explorer un autre phénomène naturel avant d’atterrir. Icelandair a mis cet avion en service dans le cadre des célébrations de son 80e anniversaire cette année. L’avion est peint à la bombe à la main par une équipe d’artistes, le même groupe qui a créé l’avion Hekla Aurora. Le processus d’aérographie utilisé pour créer l’image du glacier est extrêmement insolite, et cette tâche exigeante prendra un total de 24 jours à l’équipe, qui emploiera 195 litres de peinture. Pour couvrir l’intégralité de l’avion, 1 062 litres seront nécessaires, ce qui représente plus de 200 bombes à usage domestique. Le nouvel avion Vatnajökull arbore également de merveilleux brins de magie inspirée par le glacier dans sa décoration intérieure, afin de répliquer l’expérience du glacier Vatnajökull. Un éclairage ambiant bleu avec des LED mobiles sera installé dans la cabine principale, tandis que les appuie-têtes arboreront un magnifique design blanc glacier et turquoise brillant. Même le chariot à boissons sera transformé en une mini grotte de glace, tandis que les verres, les serviettes jusqu’aux sacs prévus pour le mal de l’air seront décorés avec des estampes du glacier !
En lire plus: http://www.lelezard.com/communique-13580952.html
vatnajökull photo icelandair

Le nouveau gouvernement est (enfin) formé

“Það tókst, loksins” (Ça a enfin marché !) s’est écrié Bjarni Benediktsson, nouveau Premier Ministre, en annonçant le programme de son gouvernement ! Comme promis, je présente ce nouveau gouvernement et les principaux éléments de programme sur lequel il est engagé. Un accord n’était pas évident tant les valeurs et les programmes des trois partis, et surtout leurs poids relatifs, sont disparates. Et il reste encore beaucoup de flou !
En Islande bien des observateurs doutent de la pérennité de cette majorité ; j’en parle à la fin de ma chronique. A l’extérieur des esprits chagrins s’interrogent : écarter un Premier Ministre cité dans les Panama Papers pour en choisir un autre, cité lui aussi ?

Pour mémoire les élections législatives ont eu lieu le 29 octobre, et il est tout de suite apparu que la construction d’une majorité serait une entreprise ardue ; ce qu’elle a été en effet ! Il y avait deux solutions : majorité « de gauche » pour laquelle était nécessaire l’accord de cinq partis : Gauche Verte, Pirates, Alliance Social-démocrate, Redressement et Avenir Radieux (34 députés) ou majorité « de droite » avec encore Redressement et Avenir Radieux associés au Parti de l’Indépendance (31 députés). Après deux tentatives, la première solution a du être écartée malgré les renoncements des Pirates, tant la distance entre Redressement et la Gauche Verte paraissait difficilement franchissable !
a

De g. à d., de haut en bas : Guðlaugur Þór Þórðarson, Þorsteinn Víglundsson, Jón Gunnarsson, Kristján Þór Júliusson, Þórdís Kolbrún Reykfjörð Gylfadóttir, Björt Ólafsdóttir, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, Benedikt Jóhannesson, Bjarni Benediktsson, Óttarr Proppé, Sigríður Andersen

Le résultat obtenu est un gouvernement largement dominé par le Parti de l’Indépendance (6 ministres), surtout si l’on ajoute aux ministres, la présidence de l’Alþingi et celle des principales commissions parlementaires. Ce n’est pas illogique si l’on considère que le Parti de l’Indépendance dispose de 20 sièges à l’Alþingi, Redressement 7 et Avenir Radieux 4. Le risque pour ces deux derniers partis, dont l’un – Redressement – est né d’une scission pro-européenne du Parti de l’Indépendance, et l’autre se remet à peine d’une crise qui a failli le conduire à sa disparition, est d’être phagocytés et d’y perdre ce qu’ils ont pu créer d’identité. Ils en sont conscients et se sont manifestement attachés à obtenir les portefeuilles significatifs pour eux et des feuilles de route suffisamment claires pour que leur action ne soit pas contestée ultérieurement. C’est le cas notamment de la santé.
Le gouvernement est ainsi composé :

Pour le Parti de l’Indépendance :
Bjarni Benediktsson :Premier Ministre. Il était Ministre des Finances dans le précédent gouvernement,
Guðlaugur Þór Þórðarson : Ministre des Affaires Etrangères, connu pour ses positions anti UE,
Jón Gunnarsson, Ministre des Transports et de l’Aménagement du Territoire, rattaché au Ministère de l’Intérieur,
Kristján Þór Júliusson : Ministre de l’Education, auparavant Ministre de la Santé,
Sigríður Andersen : Ministre de l’Intérieur, qui remplace Ólöf Nordal, certainement trop malade,
Þórdís Kolbrún Reykfjörð Gylfadóttir : Ministre de l’Activité Economique, la plus jeune du gouvernement (29 ans), pour un poste très lourd incluant notamment le tourisme,
Pour Redressement :
Benedikt Jóhannesson, Ministre de l’Economie,
Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir : Ministre de la Pêche et de l’Agriculture, ancienne Viceprésidente du Parti de l’Indépendance,
Þorsteinn Víglundsson : Ministre des Affaires Sociales,
Pour Avenir Radieux :
Björt Ólafsdóttir : Ministre de l’Environnement,
Óttarr Proppé : Ministre de la Santé. 

b

Les présidents présentent leur projet

Je reviendrai autant que de besoin sur les parcours de ces ministres, ainsi que sur la répartition des responsabilités.
L’Accord de Législature, dont la rédaction a pris plusieurs jours mais à laquelle aucun des ministres n’a été associé en tant que tel, est un long document, très déséquilibré pour ce qui concerne les précisions. Vient en tête, et occupant une bonne part du texte, la Santé. Manifestement Óttarr Proppé a voulu que la très ambitieuse feuille de route négociée avec ses collègues soit aussi claire que possible.
On y aborde notamment l’accès aux soins et leur remboursement, ainsi que la répartition des structures de soins sur le territoire.
Autre sujet sur lequel l’accord insiste : la formation et le système éducatif.
Un certain nombre d’engagements sont pris sur des sujets jugés critiques pendant la campagne électorale : la réforme progressive du système des quotas de pêche, et la révision de l’Accord sur l’agriculture signé par le précédent gouvernement bien que très critiqué.
Compte tenu des positions très différentes des trois partis, il est vraisemblable que l’éventuel référendum sur la reprise des négociations ait fait l’objet d’âpres débats. Le résultat est une jolie pirouette : il reviendra à l’Alþingi de se prononcer, plutôt en fin de législature lorsque la situation de l’UE sera « plus claire » ( ?). Ceci est conforme à la constitution puisque l’organisation d’un référendum nécessite l’approbation de l’Alþingi mais aboutit en fait à transmettre la décision à la Gauche Verte, officiellement hostile à l’adhésion, mais partagée sur le principe d’un référendum !
Les dernières lignes sont consacrées à la réforme constitutionnelle ; très rapides…
D’ores et déjà les commentaires des uns et des autres montrent que bien des points doivent être clarifiés.
Beaucoup s’interrogent sur la durée de vie de ce gouvernement :
il n’a qu’une voix de majorité,
certains choix de ministres « interpellent », tel, à l’Intérieur, Sigríður, connue pour ses opinions d’extrême droite et devant conduire un ambitieux projet d’accueil d’immigrants, ou Þorgerður Katrín, archétype de la grande bourgeoise de Reykjavík, pour l’agriculture et la pêche au moment où les marins sont engagés dans une grève très dure,
des « éléphants » du Parti de l’Indépendance sont mécontents de voir insatisfaites leurs ambitions ministérielles au profit de femmes « inexpérimentées »,
Bjarni doit gérer une crise née de son « oubli » de communiquer avant les élections le rapport commandé par son ministère sur les fonds islandais cachés dans les paradis fiscaux.
Donc beaucoup de matière pour la chronique de fin janvier.
Michel Sallé

Actualités islandaises – Novembre 2016 (par Michel Sallé)

 Ce ne peut être une surprise : un mois après les élections législatives du 29 octobre l’Islande n’a toujours pas de gouvernement. La gestation est traditionnellement longue même lorsque les contours de la majorité sont évidents. Il faut non seulement convenir du nombre et du nom des ministres mais surtout construire un accord de législature entre les partis au pouvoir, d’autant plus important que le Premier Ministre n’a guère d’autorité sur les ministres qui ne sont pas de son parti. Ainsi le gouvernement né des élections du 25 avril 2013 n’a été connu que le 23 mai alors que l’alliance Parti du Progrès/Parti de l’Indépendance ne faisait pas débat.

De g. à d. Benedikt, Bjarni et Óttarr
La tâche est bien plus ardue lorsque sept partis ont des représentants à l’Alþingi et que les deux plus nombreux, Parti de l’Indépendance et Gauche Verte, sont aux extrêmes de l’échiquier politique. Conformément à la constitution, il appartient à Guðni Jóhannesson, Président nouvellement élu, de donner à un Premier Ministre potentiel mandat de composer un gouvernement qui aura la confiance de l’Alþingi. Après avoir reçu les responsables des partis, Guðni pressent logiquement le 11 novembre Bjarni Benediktsson, président du Parti de l’Indépendance. Celui-ci a des entretiens avec ses homologues, puis des entretiens plus approfondis avec Benedikt Jóhannesson (Redressement) et Óttarr Proppé (Avenir Radieux), soit une majorité possible très courte (32 députés sur 63). Sans surprise, deux obstacles apparaissent à la poursuite des négociations : la pêche et le référendum sur la poursuite des

Que faire ? Katrín se confie à Sigurður Ingi, actuel Premier Ministre et Président du Parti du Progrès
négociations d’adhésion à l’UE. Le 15, Bjarni jette l’éponge. Le 16, Katrín Jakobsdóttir (Gauche Verte) prend le relais. Il s’agit cette fois de rassembler cinq partis : la Gauche Verte, les Pirates, l’Alliance Social-démocrate, Redressement et Avenir Radieux, les deux derniers semblant devenus indissociables. Malgré la distance qui sépare son parti de Redressement, Katrín semble y croire. Mais cette fois l’obstacle est d’ordre fiscal : pour financer les ambitions de la Gauche Verte et des Pirates dans le domaine social des augmentations d’impôts sont nécessaires, ce que Redressement, cohérent avec sa logique libérale, n’accepte pas. Et puis quels impôts ? Le 25 novembre, Katrín renonce à son tour.
Guðni décide alors de laisser les partis dialoguer entre eux et ne donne dans l’immédiat aucun mandat. Puis le 2 décembre il donne mandat à Birgitta Jónsdóttir (Pirates).
Guðni décide alors de laisser les partis dialoguer entre eux et ne donne dans l’immédiat aucun mandat. Puis le 2 décembre il donne mandat à Birgitta Jónsdóttir (Pirates).
En marge de ces négociations, trois observations :
  • Le Parti du Progrès est ignoré, voire même écarté, par certains partis. En cause l’ancien Premier Ministre Sigmundur Davíð Gunnlaugsson et les « Panama Papers ». Placé en tête de liste lors des primaires de son parti dans la circonscription du nord-est, il a été réélu. Toutefois son nom a été rayé 817 fois, soit 18% des voix obtenues par la liste qu’il conduisait, mais sans effet sur son élection (il faut 20% pour que les rayures affectent l’ordre des élus). Son parti, dans lequel il a beaucoup de fidèles, peut il entrer dans un gouvernement sans lui donner un ministère ?
  • Après avoir annoncé son désintérêt pour toute fonction gouvernementale, Birgitta Jónsdóttir, ainsi que Smári McCarthy cofondateur du mouvement Pirates et nouveau député, sont très actifs dans la négociation, au point de transiger sur des points essentiels de leur programme, tels la législature courte et le non-cumul des fonctions de ministre et de député (il est vrai que la salle des débats de l’Alþingi est trop petite (57 places) pour accueillir des ministres qui ne seraient pas députés…). Elle, chantre de la démocratie directe, se verrait bien présidente de l’Alþingi !
  • Avec ses trois députés, l’Alliance social-démocrate n’est présente dans les négociations qu’en mode mineur. Cela signifie-t-il la disparition de la social-démocratie en Islande ? Ou son absorption par la Gauche Verte ? Ceci expliquerait la volonté de Katrín Jakobsdóttir d’associer l’Alliance aux négociations, alors même que les deux partis s’opposent sur l’adhésion à l’UE.
Actualité économique
Une conjoncture toujours aussi positive…
Selon le Bureau des Statistiques, le PNB progresserait de 4.7% (voir http://www.statice.is/publications/…) en 2016 (4.3% prévus en mai) et 4.4% en 2017 ; elle se stabiliserait entre 2.6 et 3% pour les années suivantes. Cette progression repose surtout sur celles de la consommation privée (7.1%) et de l’investissement (21.7%).
L’activité des entreprises
En cohérence avec ce qui précède, et toujours selon le Bureau des Statistiques (voir http://www.statice.is/publications/…), l’activité des entreprises, hors industrie pharmaceutique, assurances et établissements financiers, a progressé en 2015 de 3.4 milliards d’Ikr (1000 Ikr = 8.34€) à 3.7 milliards, soit environ 7% et les dividendes de 85 à 93 milliards (+8%). C’est bien sur du coté du tourisme que les progrès ont été les plus importants, notamment le transport aérien et l’hébergement.
La pêche
Íslandsbanki vient de publier son étude annuelle sur la pêche. Principales informations :
  • les Islandais ont pêché 1,32 million de tonnes en 2015, soit 22.5% de plus qu’en 2014. Cette progression est principalement due au capelan (0.34 million de tonnes – +218%),
  • en valeur la pêche a été de 151 milliards d’Ikr, soit une progression de 9.2% sur 2014. Le cabillaud compte pour 40% de cette valeur, en progression de 13%,
  • par contre les exportations en volume (0,63 million de tonnes) ont diminué de 3% par rapport à 2014, essentiellement à cause du boycott vers la Russie ; mais, la part du cabillaud ayant augmenté, les exportation en valeur ont progressé de 7% à 265 milliards d’Ikr, et représentent 42% des exportations de produits, et 22% des revenus du commerce extérieur (tourisme inclus),
  • la part du poisson d’élevage est très faible : 8 millions de tonnes en 2015, très loin derrière la Norvège (1336 millions de tonnes, et très très loin derrière la Chine : 46731 millions de tonnes !). Soit 7 milliards d’Ikr à l’exportation, en progrès sensible par rapport à 2014 : +25%,
  • l’industrie de la pêche occupe 7800 personnes soit 4.2% de la population active, en diminution progressive (14200 personnes en 1997),
  • le nombre de bateaux a lui aussi diminué, de 2062 en 2001 à 1603 en 2015,
  • les 10 plus grands détenteurs de quotas en détiennent 50%, dont 10% pour HB Grandi hf.
Actualité sociale
Avec un remarquable sens de l’à propos, le « Kjararáð », commission indépendante (le «Kjararáð » – Comité des rémunérations – est composé de 5 membres et 5 suppléants, désignés pour 4 ans, 3 par l’Alþingi, 1 par la Cour Suprême, 1 par le Ministre des Finances) chargée de fixer les salaires des fonctions les plus élevées (Président, ministres, députés, hauts fonctionnaires, pasteurs, dirigeants des entreprises publiques…) annonce le 29 octobre (jour des élections !) que les salaires de base (auquel viennent s’ajouter de nombreuses indemnités !) des députés seront majorés de 45% à 1 101 194 Ikr par mois (9 160€). Ceux des ministres sont majorés dans les mêmes proportions. Le Président gagnera dorénavant 2 985 000 Ikr (24 919 €). Certains des intéressés trouvent que « c’est beaucoup ». Guðni fait savoir qu’il refuse cette augmentation, mais le peut il ? Le « Kjararáð » ne précise pas son mode de calcul, mais il faut rappeler que ces salaires n’avaient pas été majorés comme ceux des autres catégories au printemps 2015.
Cela n’aide pas à la solution de deux conflits en cours. Pourtant Bryndís Hlöðversdóttir, Médiateur National, y parvient :
  • les marins pêcheurs : un accord est signé 14 novembre après que les marins aient entamé une grève largement suivie ; il porte sur les salaires et les conditions de travail et est valable deux ans. Il est en cours d’approbation par les divers syndicats de pêcheurs,
  • les enseignants du primaire, qui en Islande dépendent des collectivités territoriales et

accord conclu ! au centre Bryndís Hlöðversdóttir, Médiateur National
sont rémunérés par elles : un accord est conclu le 30 novembre entre le l’Association des Enseignants du primaire et le Comité de Négociation des collectivités territoriales : leurs salaires sont majorés de 7.3% au 1er décembre et le seront à nouveau le 1er mars 2017 (+3.5%). De plus ces enseignants reçoivent une prime de 204000 Ikr au 1er janvier proratée selon leur temps de travail.
Relations internationales

Lilja et Aurelia Frick, Ministre des AE du Lichtenstein
La principale préoccupation de l’Islande est le Brexit : l’Islande a trois voies possibles, non exclusives l’une de l’autre : négociation d’un accord bilatéral avec le Royaume-Uni, négociation d’un accord entre l’Aele (Islande, Lichtenstein, Norvège et Suisse) et le Royaume-Uni, participation aux négociations conduites par l’UE. Ce sujet a été largement abordé lors d’une réunion de l’AELE, dont l’Islande assure actuellement la présidence, le 21 novembre à Genève. D’autres réunions sur ce sujet devraient avoir lieu en décembre, alors que la Norvège aurait déjà engagé des négociations avec le Royaume Uni (voir http://www.reuters.com/article/us-b…).
Saisie par deux des principaux fonds détenteurs de « Glacier Funds », l’Autorité de Surveillance de l’AELE a jugé le 23 novembre que l’Islande était en droit de prendre toutes mesures nécessaires au maintien de son équilibre économique et a donc approuvé les modalités décidées par la Banque Centrale pour vendre (voir chronique de mai 2016) aux enchères, préalablement à la levée totale du contrôle des changes, les « Glaciers Funds » qu’elle détient (voir https://www.mfa.is/news-and-publica…) encore ou les bloquer dans un fond spécial.
Et il y a cet étonnant litige avec la chaîne britannique de magasins Iceland Food, qui reproche à l’Islande d’utiliser la marque « Iceland » pour promouvoir le tourisme (voir https://www.mfa.is/news-and-publica…), en particulier l’excellente campagne « Inspired by Iceland » (je recommande les vidéos proposées sur http://inspired.visiticeland.com/ac…) ! Le Ministère des Affaires Etrangères a donc décidé de saisir l’Office de l’Union Européenne pour la Propriété Intellectuelle afin de contester l’exclusivité accordée à Iceland Foods.
Actualité culturelle
  • Malgré la réputation internationale qu’elle a su acquérir, la musique islandaise ne représente que 5% des achats des Islandais sur Spotify. Un frémissement toutefois : il y a eu cet été deux disques de rap islandais dans le top 50,
  • Arnar Már Arngrímsson a obtenu le Prix du Conseil Nordique dans la catégorie « Livres pour enfants » avec « Sölvasaga unglings » (saga de Sölvi l’adolescent).
Et pendant ce temps la vie continue…
08/11 : le temps moyen de trajet des habitants de la capitale pour se rendre au travail a augmenté de 10.30 minutes en 2007 à 14 minutes aujourd’hui,
09/11 : c’est peut-être parce qu’ils ne veulent pas augmenter ce temps de trajet que 59% des habitants de Reykjavík souhaitent garder l’aéroport domestique dans le centre ville, alors que 27% seulement voudraient une autre solution,
21/11 : pour cause de barbarie dans sa fabrication, aucun restaurant islandais ne proposera de foie gras,

Le sapin de Reykjavík à Þórshöfn
29/11 : la Ville de Reykjavík envoie un sapin de Noël à Nuuk (Groenland) et Þórshöfn (Féroé) : question : d’où viennent-ils ? Comme chaque année, Reykjavík recevra un sapin d’Oslo,
29/11 : sur les 1901 automobilistes pris pour excès de vitesse dans le sud pendant les 10 derniers mois il y avait 659 Islandais et 1242 étrangers. Mais seuls 45% de ces derniers paient leur amende,
30/11 : il y a eu en un an 634 vols sanitaires depuis Akureyri, dont 400 vers l’hôpital de Reykjavík,
30/11 : Iceland Airwaves 2017 aura lieu aussi à Akureyri…

Toujours pas de nouveau gouvernement

Toujours pas de nouveau gouvernement en Islande depuis les élections législatives du 29 octobre dernier.

]Le chef du parti de l’Indépendance, Bjarni Benediktsson, avait reçu un mandat du président pour former un nouveau gouvernement. Finalement il semble qu’il ne pourra pas former une coalition capable de gouverner (la réforme des quotas de pêche est un point bloquant pour les 2 autres partis pressentis pour former la coalition) .
Bjarni Benediktsson devrait donc renoncer et rendre le mandat au président. C’est maintenant Katrín Jakobsdóttir, leader de la gauche verte, qui parait la mieux placée pour former un nouveau gouvernement. Mais elle aussi devra s’allier avec plusieurs partis pour gouverner, dont les Pirates, et les discussions pourraient à nouveau être difficiles…

Talar þú íslensku? 16 novembre, journée de la langue islandaise

Talar þú íslensku?

Aujourd’hui, c’est la journée de la langue islandaise.
Cette date a été choisie car c’est le jour de naissance de l’un des plus grands poètes islandais, Jónas Hallgrímsson (né le 16 novembre 1807).
La culture et l’histoire islandaises sont intimement liées à la langue. L’islandais est la langue officielle et nationale, l’Islande étant un cas unique, composé qu’il est de différentes régions qui n’ont pas leur patois. L’islandais se rattache à la branche nordique des langues germaniques au sein de la famille des langues indo-européennes, et comme toutes les langues germaniques, offre de nombreuses et riches possibilités de combinaisons. Il a le plus de parenté avec le féroïen et quelques dialectes de l’ouest de la Norvège, il est plus éloigné du danois et du suédois. Des cousins lointains, si l’on peut dire, sont l’anglais, le néerlandais et l’allemand. C’est une langue qui offre à l’étranger de grandes difficultés phonétiques et grammaticales, en raison de la complexité des conjugaisons et déclinaisons d’une part, et d’un système d’adverbes très élaboré.

D’autre part, bien que l’islandais utilise les lettres de l’alphabet latin, il comporte plusieurs caractères et accents spécifiques, ð, þ, æ, alors que les lettres c, q, w et z n’y existent pas.
Les Islandais aiment leur langue et la défendent contre l’invasion de mots étrangers : les néologismes internationaux et le vocabulaire technique y sont intégrés en les adaptant. Des exemples : le mot pour téléphone : sími (fil qui parle), pour logiciel : hugbúnaður (littéralement équipement pour penser), vegabréf (passeport – feuille de route), myndsendir (télécopieur – émetteur d’images). Les Islandais n’ont aucune difficulté à lire et comprendre un texte islandais ancien, seule la prononciation a évolué. Rares sont les mots provenant de l’étranger, citons banani, kaffi, tóbak. Les Français seront amusés d’apprendre que le mot mella (femme légère) provient de l’abréviation « mademoiselle », des lettres envoyées d’Islande par les pêcheurs français à leur belle…

Les noms se déclinent également, et conformément à l’usage patronymique islandais qui est fondé sur l’attribution du patronyme par le prénom de l’un des parents suivi de « fils de » ou « fille de » : Anna Gísladóttir étant la fille de Gísli, Gísli Helgason lui-même étant le fils de Helgi, etc., et puisque nous évoquions le téléphone, l’annuaire téléphonique se singularise par l’énumération alphabétique des abonnés par prénom, ce qui donne une multitude d’abonnés d’un même nom.

Actualités islandaises – Octobre 2016 (par Michel Sallé)

… voici ce que retient Le Monde (http://www.lemonde.fr/europe/articl…) des élections législatives du 29 octobre ! « Percée espérée » par qui ? Par les 14.5% des votants qui se sont prononcés en faveur du Parti Pirate ? par les journalistes étrangers (40 journalistes étrangers présents à cette occasion) ? Dans leurs articles les reproches pleuvent sur ces pauvres électeurs islandais dont 88.4% des inscrits, soit ont voté pour d’autres partis, soit ne se sont pas déplacés, manquant ainsi l’occasion de s’illustrer comme un laboratoire pour la démocratie européenne. Pire : 30% des votants aveuglés par la progression de leur pouvoir d’achat (10% en un an) et l’absence de chômage auraient fait confiance une fois de plus à des politiciens réactionnaires et corrompus ! Or ce scrutin est porteur d’autres enseignements intéressants, peut-être plus importants pour l’avenir que l’émergence des Pirates.
Et tout d’abord l’abstention : 79.2% des inscrits seulement ont voté. Il faut remonter à 1933 pour trouver un score inférieur à 80% pour des élection législatives ; encore s’agissait-il de circonstances exceptionnelles : la crise des années 30 qui a touché l’Islande plus encore que beaucoup de pays. Cette tendance inquiète d’autant plus qu’elle s’inscrit dans la durée (83.6% en 2007, 85.1% en 2009, 81.5% en 2013) et concerne aussi les autres consultations. Il faudra approfondir les causes de désaffection progressive, qui semble concerner surtout les jeunes.
On voit sur ce tableau que d’autres partis que les Pirates n’ont pas atteint les objectifs « espérés » :
– l’Alliance Social-démocrate qui avec 5.7% des suffrages ne conserve que 3 des 9 députés élus en 2013, après en avoir eu 20 en 2009. Manifestement traumatisée par sa défaite de 2013, l’Alliance ne semble pas, malgré un changement peut-être trop tardif de président, avoir trouvé les ressources pour réagir. Oddný Harðardóttir en tire les conséquences en démissionnant. Sous des formes diverses, l’Alliance représente un mouvement présent dans toute l’histoire politique de l’île ; qui la remplacera si elle ne parvient pas à se relancer ?
– le Parti du Progrès est le parti le plus ancien d’Islande, né en 1916 comme parti agrarien. Avec 11.5% des votants il aura 8 élus, soit 11 de moins qu’en 2013 (24.4% des voix). Il est vrai que 2013 avait été une année exceptionnelle reposant sur une promesse démagogique de Sigmundur Davíð Gunnlaugsson son président. Et c’est aussi à lui, en partie, que le Parti du Progrès doit son échec, pour avoir été cité dans les Panama papers et menti à ce propos (voir chroniques de mars 2016), et avoir refusé de quitter volontairement la présidence du parti. Le départ obligé de son président (voir chronique de septembre 2016) a profondément divisé le parti et n’a pas généré le sursaut que ses dirigeants attendaient. La clientèle agrarienne a fondu ; Sigmundur Davíð avait cru possible d’y pourvoir par un discours nationaliste et populiste. Sigurður Ingi Jóhannsson, nouveau président, est plus dans la tradition. Saura-t-il trouver une nouvelle voie ?
Vient ensuite un miraculé « Avenir Radieux » dont j’ai annoncé ici à plusieurs reprises la disparition, très sceptique sur la capacité de son nouveau président Óttar Proppé à la sortir de sa crise. Avec 7.2% des voix et 4 sièges (-2), il étonne, certainement parce qu’il a su présenter des candidats, et surtout des candidates, extrêmement pugnaces. Dans un Alþingi très parcellisé il peut jouer un rôle d’appoint à une majorité qu’il va être difficile de former.
Avec 10.5% des voix et 7 sièges, le nouveau né « Redressement » peut se déclarer satisfait, même si les sondages lui ont souvent prédit un meilleur score. Ses sept députés sont des personnalités expérimentées issues du Parti de l’Indépendance ou d’organisations professionnelles. Il pèsera dans l’Alþingi, au pouvoir ou dans l’opposition.
Les deux vainqueurs sont la Gauche Verte et surtout le Parti de l’Indépendance.
– la première (15.9% des voix et 10 sièges – +3) doit son succès à sa présidente Katrín Jakobsdóttir, à une popularité dans l’opinion qui dépasse largement son parti, et à sa capacité à calmer les voix discordantes entendues pendant tout le temps du gouvernement de gauche,
– le second est incontestablement le vainqueur (29% des voix et 21 sièges – +1). Il a su résister à quatre ans de gouvernement avec un Parti du Progrès très rapidement en chute dans les sondages, à la scission de personnalités amies( ?) pour fonder Redressement, et aussi à l’apparition de Bjarni Benediktsson et Olöf Nordal (Président et Vice Président du parti) dans les « Panama Papers ». Il a été porté par l’excellence de la conjoncture économique (Bjarni est aussi ministre des Finances) ainsi que par la multiplicité des partis candidats. Jamais le nombre d’indécis à quelques heures du scrutin n’avait été aussi élevé, et dans le doute un Islandais choisira le Parti de l’Indépendance, presque toujours au pouvoir depuis un siècle. Pourtant il est loin des 35 à 40% du siècle dernier ou même des 36.6% et 25 sièges obtenus en 2007 !
Et le Parti Pirate, vainqueur ou vaincu ? En tout cas déçu car il était crédité de 20% peu de temps avant le scrutin, et de 35 à 40% en janvier 2016, et que ses dirigeants se voyaient déjà au pouvoir ; mais vainqueur pour avoir maintenant, avec 14.5% des voix, 10 députés soit 7 de plus qu’en 2013. Plusieurs explications peuvent être données à l’absence de la « percée espérée » :
– l’embarras trop visible de ses dirigeants et leurs désaccords publiques lorsqu’en mars 2015 le parti a sauté de 15 à 35% d’intentions de vote (voir chronique de mars 2015),
– le non respect répété par Birgitta Jónsdóttir elle-même de la démocratie interne au parti, dont la véritable cheville ouvrière, Helgi Hrafn Gunnarsson, a fini par s’écarter, peut-être temporairement,
– formalisation d’un véritable programme de gouvernement ne laissant guère de place à la « démocratie directe » et ressemblant à s’y méprendre à celui des autres partis d’opposition, ce qui revenait à renoncer à sa spécificité,
– des listes de candidats peu connus ou peu considérés…
J’ai écrit ici plusieurs fois que le Parti Pirates n’avait pas été initialement conçu comme un parti de gouvernement mais comme un parti « poil à gratter ». En lui refusant l’accès au pouvoir les électeurs lui ont donné le temps de s’organiser et d’approfondir certaines de leurs idées, et y intéresser ces derniers.
Le nouvel Alþingi
63 députés dont 30 femmes,
– 27 nouveaux députés
– le plus âgé aura 68 ans
– les 3 plus jeunes (3 femmes) sont nées en 1990
– une session de formation est organisée à l’intention des nouveaux.
On attend maintenant avec curiosité et impatience de connaître la forme de la nouvelle majorité ; à moins que ce ne soit un gouvernement minoritaire ?
Actualité économique
Le développement du tourisme
Les mises en garde se suivent et se ressemblent, venues d’Islande ou d’ailleurs : le développement échevelé du tourisme (le nombre de nuitées d’étrangers dans les hôtels a augmenté de 38% en septembre 2016 par rapport à septembre 2015) est dangereux. Ainsi le Financial Times du 8 octobre (pour les abonnés voir : « Iceland tourism boom stirs dark memories ») trouve que l’Islande de 2016 ressemble beaucoup à celle de 2007 ; il cite Þorvaldur Gylfason, professeur d’économie à l’Université : « nous n’avons pas réussi à appendre la leçon » ou encore Ásta Guðrún Helgadóttir, députée (réélue !) du Parti Pirate, qui insiste sur les investissements nécessaires pour que les touristes soient reçus dans de bonnes conditions notamment le réseau routier. Il est vrai que les accidents sont nombreux notamment à l’approche de l’hiver. Où les autorités réalisent que le pays n’est pas équipé pour faire face à des accidents graves, impliquant par exemple un autocar.
Toujours dans le même article de FT, Bjarni Benediktsson, Président du Parti de l’Indépendance et alors Ministre des Finances, se montre satisfait de cette diversification de l’économie. Pour lui comme pour beaucoup de ses compatriotes la seule question est comment tirer le plus de profit de cette opportunité. Mais comme conclut très bien le journaliste de FT une éruption volcanique pourrait gêner les transports, ou une secousse sismique !
A plus long terme c’est l’écologie de l’île qui est en question, et la langue qui y est parlée et s’anglicise à grande vitesse, soit l’identité des Islandais. Il est vrai que cette identité inclut la capacité à saisir toutes les opportunités pour entreprendre !
La progression de la couronne
A 124.2 Ikr pour 1 euro (27 octobre) la couronne islandaise est revenue à son niveau de l’été 2008, après être passée non loin de 200 Ikr pour 1 euro. Elle a progressé de 14% en un an. Les effets sont positifs pour le niveau des prix à la consommation, puisque les produits importés, y compris les produits pétroliers, ont un effet déflationniste. Le principal facteur d’inflation est le logement, conséquence directe du boom touristique.
Mais, comme je l’ai souvent relevé ici, cette bonne santé de la couronne a des effets négatifs sur l’exportation des produits industriels et de la pêche. Pour ces derniers la situation est compliquée par la chute de la livre sterling après le Brexit. Selon Heiðrún Lind Marteinsdóttir, Secrétaire Générale de l’Association des entreprises de la pêche : « en 2015 nous avons exporté pour 48.5 milliards d’Ikr vers la Grande Bretagne, notre estimation pour 2016 est 9 à 10 milliards de moins. »
L’exportation de services autres que le tourisme (ingénierie et conseil, logiciels, data centers…) que l’Islande souhaite développer est elle aussi handicapée, à la fois par l’évolution de l’Ikr et par les hausses de salaire consenties au printemps 2015.
Actualité sociale
L’égalité des rémunérations femmes/hommes
Le 24 octobre à 14h38, un grand nombre de femmes arrêtent leur travail, et celles qui le peuvent se rassemblent devant l’Alþingi. 24 octobre ? parce que le 24 octobre 1975 l’égalité des salaires leur a été promise… 14h38 ? parce que avec une rémunération inférieure de 29.7% en moyenne à celle des hommes le travail effectué au-delà de 14h38 ne leur est pas payé. On peut voir sur la photo ci-contre qu’elles ont gagné 30 minutes en 11 ans ; le problème devrait donc être réglé en 2068 !
L’immigration
Selon Hagstofa (Bureau des statistiques) il y avait en Islande au 1er janvier 2016 31812 immigrés (entendus comme personnes nées à l’étranger de parents étrangers. Voir http://www.statice.is/publications/…) soit 9.6% de la population, à comparer à 8.2% au 1er janvier 2015. La deuxième génération (personnes nées en Islande de parents immigrés) a elle aussi progressé, de 3846 à 4158. Ensemble ils représentent 10.38% de la population, taux jamais atteint auparavant. Par ailleurs les personnes dont l’un des parents est d’origine étrangère, ou nées à l’étranger, représentaient 6.7% de la population.
Les Polonais sont de loin les plus nombreux : 11938 personnes, soit 37.7% des immigrés, viennent ensuite les Lituaniens (5.1%) et les Philippins (4.8%). Il y a aussi 217 Françaises et 243 Français.
Autre information intéressante : il y a eu 801 personnes naturalisées en 2015 et 595 en 2014.
Relations internationales
Le Brexit inquiète :
– 11.6% des exportations islandaises de biens et services,
– 15% des importations de service,
C’est ce qu’explique Lilja Dögg Alfreðsdóttir, Ministre des Affaires Etrangères et Vice-présidente du Parti du Progrès, le 15 octobre, dans un intéressant exposé à l’Université d’Islande (voir https://www.utanrikisraduneyti.is/m…). L’Ambassade d’Islande à Londres va être étoffée pour suivre de près les négociations de sortie.
Autre très intéressant exposé de Lilja Dögg, engagée en politique mais aussi brillante économiste ayant travaillé au FMI de 2010 à 2013, le 20 octobre à la London School of Economics : « Iceland’s Road to Recovery – Key Lessons » (voir https://www.utanrikisraduneyti.is/m…), où il s’agit en conclusion de défendre les moyens choisis pour lever le contrôle des changes.
Actualité culturelle
Après avoir fait le tour du monde l’exposition « Björk Digital » sera présentée à Harpa à l’occasion de Festival « Iceland Airwaves » (du 2 au 6 novembre) ; où des chansons du dernier album de Björk (Vulnicura) sont associées à des vidéos de réalité virtuelle (voir http://grapevine.is/culture/music/a…).
Pendant ce temps la vie continue…
05/10 : Gunnarhólmi, lieu où Gunnar á Hliðarendi (Njálsaga) s’arrêta et décida de faire demi-tour pour revenir chez lui et être tué dans un guet-apens n’est pas celui que l’on montre aux touristes !
07/10 : pour mettre fin à une longue dispute sur la gestion du site de Geysir, l’État achète les 2.3 hectares contenant Geysir, Strokkur, Blesi et Óþerrishola,
14/10 : jamais autant de touristes islandais ne sont partis à l’étranger, soit 55% de la population ; et 75% ont visité leur île,
20/10 : la presse du monde entier et 332000 Islandais soutiennent Arna Ýr Jónsdóttir dans sa décision de quitter le concours de beauté de Las Vegas parce que les organisateurs lui ont demandé de maigrir. Ils croient qu’elle est bien comme elle est, et elle aussi,
26/10 : les glaçons importés coûtent moins cher dans les magasins que ceux fabriqués en Islande.

Rencontre avec Birgitta Jónsdóttir à Paris

Rencontre animée par Martin Untersinger du journal Le Monde

Samedi 17 septembre de 15 à 16 h à l’auditorium du Monde

 80 Boulevard Auguste-Blanqui – 75013 Paris M° 6 Stations Corvisart ou Glacière

M° 5, 6 et 7 Station Place d’Italie Bus 21, arrêt Glacière Parking : Place d’Italie

 

Birgitta Jónsdóttir, la « poéticienne », est une femme politique et militante pour la liberté de la presse islandaise. Elle est membre de l’Alþing depuis avril 2009, représentant à l’origine le parti politique Mouvement des citoyens, un mouvement visant la réforme démocratique au-delà des partis politiques de gauche et de droite, puis le parti Le Mouvement et représentant actuellement le Parti pirate islandais qu’elle a fondé en 2012.

Elle est pressentie pour devenir la prochaine première ministre de l’Islande, et veut en finir avec la politique du court-terme.